L’EVALUATION
DE L’ENTREPRISE
Tout en se rappelant que la valeur n’est pas le prix, lequel
peut être influencé par des éléments
comme la rareté, l’emplacement, l’intégration
à un réseau structuré, la protection des
produits.
Il est bon de pouvoir se référer à quelques
méthodes de base qui pourront servir d’approche de
négociation lors d’une transaction.
-Approche patrimoniale / valeur mathématique
La valeur d’une affaire est déterminé à
partir de sa valeur comptables, à laquelle des correctifs
sont appliqués pour aboutir à la valeur mathématique.
Cette valeur comptable est égale à l’actif
net, tel qu’il ressort du bilan, soit : actif brut au bilan,
diminué des postes sans valeur de réalisation(frais
d’établissement et pertes) et des dettes envers les
tiers.
La valeur mathématique s’obtient en substituant aux
valeurs figurant au bilan les valeurs réelles de chacun
des postes. Cette méthodologie se révèle
plus favorables au vendeur qu’à l’acquéreur.
-Approche par le rendement
la valeur de l’affaire sera calculée soit en capitalisant
le bénéfice distribué, soit en capitalisant
le bénéfice disponible après paiement de
l’impôt sur les sociétés pour les sociétés
qui ne distribuent pas de dividendes. La valeur s’obtient
en multipliant par un taux approprié le dividende net moyen
distribué au cours des deux ou trois dernières années
ou le bénéfice disponible après IS . Les
taux indiqués peuvent être modulés pour tenir
compte de critères économiques ou financiers propres
à chaque entreprise : augmentés pour les entreprises
à haut risque ; diminués dans le cas contraire.
Cette approche est plus favorable à l ‘acquéreur,
plus sensible à la rentabilité que l’affaire
peut dégager.
-Critères de choix des différentes combinaisons
Les critères liés à la nature et à
l’importance de l’activité :
-cas des sociétés exploitant un commerce de détail
ou de gros, de petite ou moyenne importance, qui, pour l’essentiel,
représentent des exploitations individuelles ayant pris
la forme de sociétés, la valeur mathématique
est alors prépondérante.
-cas des sociétés exploitant une activité
industrielle. Sauf pour les très petites sociétés
qui présentent une structure quasi artisanale, la valeur
mathématique sera pondérée plus sensiblement
par la valeur de rendement. En effet, la survie d’une telle
entreprise est liée à ses possibilités d’autofinancement.
-pour les sociétés importantes ayant un objet commercial
ou industriel, des méthodes plus élaborées
devront être utilisées.
-Critères liés au pouvoir de décision dans
l’entreprise
L’acquisition ou non du pouvoir de décision constitue
un paramètre primordial :
-dans l’affirmative, la valeur mathématique sera
privilégiée par rapport à la valeur de rendement.
En effet, le détenteur de titres pourra éventuellement
liquider l’entreprise en vue de réorienter ses capitaux
s’il estime la valeur de rendement trop faibles.
-dans la négative, la valeur de rendement sera privilégiée,
car l’acquisition de titres peut être assimilée
à une valeur de placement .